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septembre 1, 2026

Pour la carrosserie aussi, les pièces de réemploi ont la côte !

L’économie circulaire s’impose dans les ateliers de carrosserie

En 2026, l’économie circulaire n’est plus une option, mais une réalité dans le secteur de la réparation automobile. Selon les données de l’association SRA (Syndicat des Réparateurs Automobiles), plus d’un rapport d’expertise sur cinq (20,9% exactement) préconise désormais l’utilisation d’au moins une Pièce Issue de l’Économie Circulaire (PIEC) pour les réparations de carrosserie, contre seulement 9,5% en 2020. Cette progression nette s’inscrit dans un contexte marqué par l’inflation persistante des coûts de réparation et une prise de conscience écologique accrue.

Évolution 2020-2025 des Pièces de Réemploi et Recyclées pour les sinistres de collision en circulation et stationnement

L’augmentation de l’utilisation des pièces de réemploi est continue dans les réparations des sinistres de collision en circulation et stationnement (hors vol, vandalisme, bris de glace, incendie, catastrophe naturelle) pour les véhicules particuliers et les véhicules utilitaires légers de moins de 3,5 tonnes.

En 2025, 20,9% d’entre elles comptent au moins une PRE (pièce de réemploi) dans les pièces remplacées (+3,6 points par rapport à 2024). 6,1% des pièces remplacées sont issues du réemploi (un pourcentage doublé en 5 ans), un taux qui monte même à 8,5% pour les véhicules de 5 ans et plus.

Année Taux de rapports d’expertise avec au moins une PRE Part des PRE dans le total des pièces remplacées Part des PRE dans le total des pièces remplacées (véhicule de 5 ans et +)
2020 9,5 3,0 5,5
2021 11,7 3,9 6,3
2022 11,3 3,5 5,6
2023 15,6 4,9 7,4
2024 17,3 5,3 7,6
2025 20,9 6,1 8,5

(Source : SRA via le Journal de la rechange et de la réparation)

Quelles sont les pièces de carrosserie qui sont le plus souvent changées par des Pièces Issues de l’Économie Circulaire ?

Le réemploi se concentre essentiellement sur certaines familles de carrosserie comme les ailes, les portières et les blocs optiques :

  • Aile avant : 12,5%
  • Porte avant : 9,6%
  • Bloc optique avant : 9,2%
  • Bouclier arrière : 8,7%
  • Bouclier avant : 8,5%
  • Porte arrière : 7,5%
  • Rétroviseur extérieur : 4,9%
  • Feu arrière : 4,8%
  • Hayon arrière : 4,3%
  • Capot avant : 3,2%
  • Pare-boue aile avant : 2,5%
  • Traverse bouclier arrière : 1,5%
  • Face avant : 1,5%
  • Calandre : 1,5%
  • Feu anti-brouillard : 1,2%
  • Feu avant : 1,2%
  • Traverse bouclier avant : 1,2%
  • Autres : 15,2%

(Source : SRA via le Journal de la rechange et de la réparation)

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Carrosserie : pourquoi la réparation automobile coûte plus cher ?

Depuis plusieurs années, les automobilistes et les assureurs constatent une hausse continue du coût des réparations de carrosserie. Selon les dernières données de l’observatoire annuel du SRA (Syndicat des Réparateurs Automobiles), basé sur près de 2 millions de rapports d’expertise, la facture moyenne a augmenté de près de +30% entre 2021 et 2025. En 2025, la progression annuelle a atteint +5,9%, un rythme moins soutenu que les années précédentes, mais qui confirme une tendance durable.

Cette inflation dépasse même celle de l’Insee, creusant l’écart avec l’évolution générale des prix. Mais quels sont les facteurs qui expliquent cette augmentation des coûts ?

Les pièces de carrosserie, principal moteur de l’inflation

Le coût des pièces de rechange représente désormais 52,1% du coût total des réparations après collision. Entre 2021 et 2025, leur prix a bondi de plus de +33%, avec une hausse de +5,5% sur un an en 2025.

Certaines pièces affichent des augmentations particulièrement marquées :

  • Optiques avant : +9%
  • Pavillons : +7,8%
  • Faces avant : +7,2%

De plus, la grande majorité des pièces présentent des taux de remplacement très élevés, souvent supérieurs à 90 %, ce qui limite les possibilités de réparation et alourdit la facture.

Les coûts de la main-d’œuvre et des ingrédients peinture aussi en hausse

Si les pièces sont le principal poste de dépense, d’autres éléments contribuent à l’inflation. D’une part, le coût de la main-d’œuvre augmente +6,2% en 2025, en raison de la complexité croissante des interventions. D’autre part, le prix de la peinture est aussi à la hausse (+6,9%).

Des véhicules toujours plus complexes et moins réparables

En effet, les véhicules récents intègrent de plus en plus d’équipements liés aux normes de sécurité (airbags, structures renforcées), aux aides à la conduite (ADAS : capteurs, caméras, radars), et aux exigences environnementales (matériaux légers, recyclables). Conséquence : un choc implique en moyenne 6,5 pièces endommagées, contre moins de 5 il y a quelques années.

De plus, les matériaux composites, les assemblages complexes et la présence croissante d’électronique rendent les réparations plus difficiles. En 2025, 72% des pièces endommagées ont été remplacées plutôt que réparées, contre 65% en 2021.

Enfin, l’électrification est elle aussi un surcoût. Les véhicules électrifiés (hybrides et 100 % électriques) représentent désormais 16,5% des sinistres de collision. Or, leur réparation coûte beaucoup plus cher : +13,4% pour les hybrides et +15,4% pour les électriques, par rapport à la moyenne toutes énergies confondues.

Les PIEC : un levier contre l’inflation des coûts

Entre fin 2024 et fin 2025, les coûts de réparation automobile ont augmenté de près de 6%, avec une hausse de 5,5% pour les pièces détachées qui représentent désormais plus de la moitié des dépenses engagées pour remettre un véhicule en état.

Face à cette tendance, les assureurs et les professionnels de la réparation se tournent plus souvent vers les PIEC, qui offrent :

  • un coût réduit (jusqu’à -50 % par rapport au neuf),
  • une disponibilité accrue, grâce à des réseaux de recycleurs de plus en plus organisés,
  • un impact écologique positif, en réduisant la demande en pièces neuves et les déchets liés à la production.

Quelles pièces sont concernées ?

Le réemploi se concentre surtout sur les ailes, les portières et les blocs optiques.

Le recours encore plus systématique aux PIEC est limité par des pièces électroniques ou spécifiques aux modèles électriques qui sont rarement disponibles en réemploi et, par ailleurs, par une disponibilité insuffisante (certaines références manquent encore sur le marché de l’occasion). Mais la tendance est malgré tout bien là : il est probable que le recours aux PIEC continue d’augmenter dans les prochaines pour les réparation touchant à la carrosserie automobile.